vendredi 20 mai 2011

Charleville Mézières

La place grand ducale prend des allures méridionales sous un soleil éclatant. Charles de Gonzagues fonda cette ville par un décret du 23 avril 1608 . Elle devint une place militaire. Les Ardennes ancien pays industriel se tournent maintenant vers le tourisme. Un port de plaisance a été construit dans une boucle de la Meuse.

pour en savoir plus sur Charleville et sur Charles de Gonzagues :

http://www.culture.gouv.fr/champagne-ardenne/4publications/placeducale/personnes.html

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jeudi 19 mai 2011

Au deuxième jour du voyage

J002_DSC0005 800x Enfin le départ. La basilique ND de la garde qui surplombe Marseille en ce matin légèrement brumeux annonce déjà les horizons orientaux. En descendant la petite route sinueuse qui me ramène vers la voie rapide je songe à cette ville portuaire ouverte sur le monde et que je m'inscris dans ce flux de départs et de retours de façon naturelle. J'ai une pensée affectueuse pour mes frères et sœur et amis qui sont venus assister à mon départ.

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Deuxième jour: Petite émotion   lorsque le Patrol refuse de démarrer ce matin, en fait le problème vient du frigo qui semble avoir déchargé les batteries durant la nuit. Bizarre il faudra que je surveille. Des amis secourables m'apportent des câbles. Ensuite la  traversée de la Métropole par des routes nationales est un moment de tranquillité  et les ombres accueillantes de chemins écartés nous accueillent pour un pique nique .

samedi 14 mai 2011

J - 4

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Aujourd'hui armement du bâtiment, approvisionnement en eau, vivres, mise à poste de la literie. Ultime vérification des cartes routières et des guides. Le sac de voyage est fait . Il faudra trouver de la place pour les croquettes du chien.
Un peu d'anxiété quand même...

mercredi 11 mai 2011

J – 8

J-8_DSC0005 800x600Quelques news : Les visa sont arrivés en fin de semaine dernière.

Une ultime visite chez le médecin pour les vaccinations en retard, plus une contre la contre la méningo-encéphalite à tiques qui sévit en Sibérie.

Enfin je viens de modifier légèrement mon parcours :

En effet je rentre au Danemark en prenant un ferry à Puttengarden vers Rodby. Puis je roule jusqu'à Copenhague et je rentre en Suède par Malmo en franchissant la mer Baltique sur un pont énorme. Le pont de l'Øresund et son prolongement par une île puis un tunnel relie les villes de Malmo en Suède et de Copenhague au Danemark Il est à deux niveaux : sur la partie supérieure se trouve l'autoroute E20, et sur la partie inférieure la voie ferrée.

Enfin à Stockholm je prends un ferry le 27 mai à 17h pour Helsinki. Voila il y aura un peu moins de roulage et un peu plus de temps pour visiter.

J'ai commencé le chargement de la voiture et fait faire une ultime révision : vidange moteur et suppression d'un bruit agaçant dans les portières du au vieillissement des coulisseaux.

Le départ est toujours fixé de ND de la garde à Marseille le 18 mai .Ma proche famille sera présente et quelques amis seront les bienvenus. Merci de confirmer pour ceux qui viennent, car il y aura du café et des croissants.

dimanche 8 mai 2011

Les SCYTHES

Depuis plus d'un quart de siècle la mise en perspective de trouvailles faites au nord de la mer noire, dans les steppes du Dniepr, en Sibérie, dans le Caucase, en Asie central a mis en évidence l'existence d'un art scytho-sibérien.

Les archéologues ont ainsi établis l'existence d'une civilisation des nomades antiques s'étendant des marches de la civilisation grecque au cœur du continent asiatique à l'aube du Ier millénaire avant notre ère. Cette civilisation aurait duré environ 800 ou mille ans.

Cette société diversifiée et pluri-ethnique disposait d'une cavalerie parfaitement capable d'effectuer des raids dans les états de l'Asie antérieure. Eux-mêmes s’appelaient Skudat, c’est à dire « archers ».Leur avancée vers l'ouest est jalonnée par par des « pierres à cerf » de divers types depuis la Mongolie jusqu'à la mer noire.

Le caractère complexe et progressif de ces migrations durant lesquelles certains traits culturels originels se perdent tandis que d'autres s'acquièrent ne fait aucun doute. La compréhension des phénomènes ethniques et culturels complexes qui se sont produits au sein d'un milieu particulièrement évolutif n'est pas encore acquise.

En effet pour la plupart des spécialistes, la culture des Scythes est issue de celle d'Andronovo. La culture d'Andronovo, du nom d'une nécropole située sur l'Inissei s'est développe au II millénaire AVJC, au Kazakhstan et en Sibérie méridionale, allant de l'Oural à l'ouest, au lac Baïkal à l'est, et jusqu'au Syr-Daria au sud. Elle disposait du char de guerre à deux roues, tiré par deux chevaux.

Les tombeaux des Scythes sont des tumulus (appelés kourganes par les Russes) qui peuvent atteindre une taille monumentale. Les tumulus de la culture d'Andronovo vont de six à vingt mètres de diamètre. Les différences de taille reflètent des différences de statut social : les plus grands tumulus sont ceux des rois. De grands kourganes, de 100 à 200 mètres de diamètre et d'une hauteur atteignant les 17 mètres, parsèment également l'Altaï. Les plafonds de leurs chambres funéraires s'étant effondrés, elles se sont remplies d'une eau qui a ensuite gelée, permettant une excellente préservation de leur contenu. On y a trouvé des objets en cuir et en bois, des tentures de feutre, des tapis et des coussins rembourrés de poils d'animaux ou d'herbe, qui contribuaient au confort des nomades.

Au XVIIe siècle un linguiste pressent l'existence d'une ancienne langue commune aux langues grecque, latine, perse, germaniques, slaves, celtes et baltes, qu'il baptise du nom de « scythique ». En 1813, apparait le terme de « langues indo-européennes » pour regrouper ces langues.

Les langues indo-européennes forment une famille de langues ayant une origine commune. Elles regroupent environ un millier de langues, parlées actuellement par trois milliards d’individus.

Pour en savoir plus:

Memo: http://www.memo.fr/

http://miltiade.pagesperso-orange.fr/scythes.htm

http://www.cliolamuse.com/spip.php?rubrique28

mercredi 4 mai 2011

A quinze jours du départ......

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Il y a plein de choses à régler, mais grâce aux amis et à mes proches cela a bien avancé. Je vous cite les principales .

La plupart des points GPS repérés sur google-earth ont été implémentés dans le GPS ! Ouf. Ce n'est pas simple, car il faut convertir d'un format dans un autre. Merci Swann...

Et cadeau aux lecteurs le webmaster a crée un lien dans la fiche « itinéraire » vers une carte simplifiée sur laquelle des repères représentent les lieux de passage principaux.

Le médecin m'a prescrit les médicaments dont je pouvais avoir besoin. L'expérience montre qu'il arrive que dans des coins perdus la présence d'un européen soit synonyme de petits soins sur des blessures de faible importance. Il faut alors se souvenir des cours de secourisme et savoir désinfecter et faire un pansement...

J'ai réglé la question du guide sur une partie du parcours en Mongolie en rencontrant à Paris Tuul directrice d'une agence de voyage Mongole, qui mettra un guide à ma disposition à Moron. Je fais mettre un lien vers son site.

Enfin les essais du véhicule en « configuration départ » sur des chemins d'Auvergne se sont déroulés sans problème. Les essais de changement de roue et utilisation du compresseur ont montré les limites de la technologie devant un filetage rouillé.

Il reste à mettre à poste duvet et couverture et faire la valise en choisissant bien les vêtements les plus légers et les plus chauds. De toute façon on prend toujours trop de choses.

Enfin restent aussi les petites taches domestiques (tondre la pelouse, traiter les arbres,tailler les haies).

Mon état d'esprit ? Une certaine fébrilité, mais au fond il me tarde de faire mes premiers tours de roue en toute liberté.

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jeudi 21 avril 2011

Le voyageur

Le Voyageur JF CSC0160LE VOYAGEUR
J'ai pris ma retraite à 63 ans.
Depuis mon enfance j'ai eu la passion des cartes et le désir de savoir ce qu'il y avait plus loin. La vie m'a donné des occasions de voyage et je m'en suis créé.
 
Pourquoi « Routes et Cultures »?
Ce sont deux termes importants, la route c'est notre cheminement de vie et la culture c'est à la fois ce qui nous nourrit et ce que nous observons. C'est d'ailleurs le nom de l'association qui me soutient.
Le voyage a toujours un sens. La vie est comme un puzzle, lorsque on en trouve un morceau on a une explication. Et le voyage permet de trouver beaucoup de morceaux du puzzle. En Namibie j'ai trouvé un intérêt très fort à découvrir les racines de l'humanité à travers des « rocks painting » témoignages extraordinaires qui m'ont amené à m'interroger sur mes propres racines.
Le pays qui m' a le plus marqué ?
Le Tibet sans hésitation. Pays des Dieux. Au sein de paysages démesurés l'humain est ramené à sa dimension. Et l'hospitalité des moines nous offrant du thé au beurre de yack dans des monastères perdus dans l'immensité pierreuse a été un moment très fort.
Mais j'ai aussi un souvenir très intense de l'île de Pacques. Je me souviens d'une rangée de Mohai se détachant sur une mer aux contrastes très forts entre la blancheur de l'écume sur la côte rocheuse et le bleu très profond du large.
En fait deux pays où l'humain est en difficulté pour survivre mais où, arcbouté sur ses croyances il a réussi à ériger des architectures exceptionnelles qui sont des témoignages spirituels.
L'hospitalité est elle une valeur ?
Bien sur mais elle est oubliée en occident. Nous étions au Laos et nous avons stoppé dans un village car le guide cherchait sa route. Une musique assez forte venait d'une sorte de restaurant. Et bien les jeunes mariés sont sortis pour nous inviter et en quelques minutes nous étions devant une table couverte de mets. Notre venue était signe de prospérité.
Au Kirgistan un arrêt devant des yourtes se traduisait aussi par une invitation à entrer et on se voyait offrir le « Koumis », lait de jument fermenté, en signe de bienvenue.
Y a-t-il du danger à voyager ?
La fois où je me suis senti le plus en insécurité c'était à Hawai. J'avais décidé de rentrer à pied à l'hôtel le soir et ce n'était pas une bonne idée. J'ai attrapé un taxi au vol.
Et rouler en moto en Inde est une école d'humilité, mais le danger de la route y est probablement plus fort qu'ailleurs parce que nous sommes obligés d'évoluer dans un contexte non sécurisé. Quoique en Indonésie ce n'était pas mal non plus.
Les clefs pour comprendre une société?
Pour un voyageur les clefs immédiatement accessibles sont de plusieurs natures.
La première est celle de l' architecture qui peut se lire comme un livre d'histoire. Par exemple en Chine la ville de Xian recèle outre le tombeau gigantesque de l'empereur Qin, des constructions qui expliquent comment cet empire s'est constitué, et c'est aussi le départ de la route de la soie qui a structuré les échanges avec l'occident dès les premiers siècles de notre ère.
La seconde est celle des croyances, des mythes et des religions. Il est difficile de comprendre l'inde si on ne comprend pas les valeurs fondamentales mises en place par l'hindouisme et dans une mesure différente par le bouddhisme.
La troisième est bien sur le contact avec les gens. Il y a l'obstacle de la langue mais on communique toujours par gestes ou par le regard. Les scènes de vie sont extraordinairement révélatrices de la façon de vivre et de penser d'un peuple.
Enfin il y a l'histoire, mais elle n'est pas toujours facile à appréhender.
Pourquoi partir avec un chien? _DSC0123 [1600x1200]
Cette fois ci je pars avec mon chien parce que le voyage en voiture en solitaire le permet. Et surtout, le chien permet d'établir la relation avec les gens. D'autant plus qu'il s'agit d'un « Cairn » animal de petite taille toujours joyeux et facile à vivre.
Un souhait?
Faire partager au retour mes découvertes et mes expériences.